[News Warner] Man of Steel – Sur le tournage

            Depuis la parution de ses premières aventures dans Action Comics #1, Superman, personnage imaginé par Jerry Siegel et Joe Shuster, s’est imposé comme le super-héros par excellence et ses origines font désormais partie de l’inconscient collectif dans le monde entier. Encore bébé, il est placé dans un vaisseau spatial qui met le cap sur la Terre car sa planète natale, Krypton, est menacée de destruction. Il est alors découvert dans un champ de maïs du Kansas par Jonathan et Martha Kent qui l’élèvent comme leur propre fils : il grandit dans le cadre idyllique de la ferme située dans la petite bourgade fictive de Smallville.

            La ferme des Kent qu’on découvre lors d’une visite du plateau de MAN OF STEEL – relecture du mythe de Superman par Zack Snyder – semble s’inspirer d’une image d’Épinal de l’Amérique profonde … Mais c’est sans compter sur la présence d’un étrange objet ovoïde rangé au sous-sol du garage. Au beau milieu d’un atelier couvert d’articles de presse sur la venue d’extraterrestres sur Terre, trône un vaisseau gravé d’inscriptions dans une langue mystérieuse, où l’on peut déchiffrer le célèbre “S” de Superman.

            Si très peu de détails de l’intrigue ont filtré à ce stade – il reste encore une centaine de jours de tournage –, le film retrace la trajectoire de Clark Kent à la recherche de ses origines et la mission qu’il doit accomplir sur Terre. Ce jour-là, sur le plateau, on a plutôt le sentiment que c’est le passé de Superman qui le rattrape…

            “Quelques Kryptoniens ont débarqué à Smallville, et ce n’est pas bon signe du tout”, explique le réalisateur. Nous nous sommes rendus à Smallville – en réalité à Plano, dans l’Illinois – pour rencontrer Zack Snyder qui a installé son QG dans un bowling : c’est là qu’il visionne la scène en train d’être tournée dans la rue principale sur plusieurs combos. “Ils ont des intentions malveillantes. Ils ne veulent pas du bien aux habitants de Smallville et ils n’ont aucun respect pour la ville où Clark a passé son enfance“.

            Depuis le bowling, on perçoit les vrombissements d’hélicoptères militaires qui survolent les lieux. Snyder et son équipe ont baptisé cette séquence “la bataille de Smallville” : Superman, campé par Henry Cavill, affronte deux redoutables Kryptoniens, le général Zod (Michael Shannon) et sa lieutenante Faora (Antje Traue), pour protéger la ville chère à son cœur. Au milieu des combats, des soldats de l’armée américaine tentent de comprendre à qui ils ont affaire et de venir à bout de cette menace extraterrestre. Le tournage de la séquence a paralysé l’artère principale de Plano pendant neuf jours.

            “On voulait que la bataille de Smallville soit fracassante et qu’elle ne ménage pas la ville car, de toute façon, je n’ai pas particulièrement cherché à ménager les symboles de la saga”, signale le cinéaste, en gardant l’œil sur les moniteurs où l’on voit trois hélicoptères Apache traverser le ciel sans nuage de l’Illinois. “D’ailleurs j’ai toujours été iconoclaste”, ajoute-t-il en riant. “Mais lorsqu’il s’agit d’une bataille qui implique Superman, il faut qu’elle soit spectaculaire, sans perdre en réalisme“.

            Pour MAN OF STEEL, l’auteur de 300, péplum novateur, collabore avec Christopher Nolan, cinéaste qui a réinventé le mythe de Batman dans la trilogie DARK KNIGHT. “Après WATCHMEN – LES GARDIENS, c’est difficile de tourner un film de super-héros”, précise Snyder, en faisant allusion à son adaptation très personnelle de la BD, sortie en 2010.

            Autant dire que s’attaquer à Superman – quintessence du super-héros réputé, depuis près d’un siècle, pour sa bonté et sa force surhumaine – pouvait, au départ, s’avérer intimidant. “J’ai toujours adoré le personnage, mais je n’étais pas certain de vouloir mettre en scène un tel projet”, précise-t-il. “Mais j’ai discuté avec Chris et il m’a expliqué le genre de film qu’il envisageait. Il m’a décrit une scène très émouvante, entre Clark et son père : elle parlait de la difficulté qu’on peut éprouver, enfant, à se sentir différent des autres et capable d’accomplir des exploits surhumains. Au bout du compte, je me suis dit que c’était un point de vue intéressant”.

            Charles Roven, producteur qui accompagne Christopher Nolan depuis BATMAN BEGINS et qui coproduit MAN OF STEEL avec Nolan, Emma Thomas et Deborah Snyder, fait remarquer que Snyder possède toutes les qualités requises pour mettre en scène un film d’une telle envergure. Zack arrive sur le plateau extrêmement bien préparé, hyper concentré, et il sait exactement ce qu’il veut”, note Roven. “Et, comme il l’a prouvé par le passé, il sait réaliser une superproduction spectaculaire. Il possède un formidable regard sur le style visuel et la narration et il veut être sûr que l’esthétique qu’il a adoptée corresponde au projet de départ du film”.

            Pour Roven, l’approche du réalisateur est ancrée dans la réalité, même si la saga de départ appartient à la science-fiction. Il souligne : “Il voulait faire de Superman un personnage très contemporain, en se demandant comment on réagirait face à un individu qui nous ressemble, mais qui est capable de relever des défis hors de notre portée“.

            Je crois que notre objectif était de réaliser un film aussi réaliste que possible, à la fois au niveau émotionnel et de la mise en scène”, ajoute Snyder.

            Dans les rues de Plano, la force surhumaine des visiteurs de l’au-delà se fait sentir… La productrice Deborah Snyder, à la fois épouse et associée du réalisateur, qui a produit tous ses films, nous emmène loin du cadre protégé du bowling : nous voilà à l’intérieur du bâtiment d’une banque détruit, dont l’énorme coffre-fort blindé porte encore les stigmates de l’affrontement entre Superman et la redoutable Faora (Antje Traue).

            Je botte le cul de Superman !”, plaisante la comédienne d’origine allemande. Gymnaste de formation, elle est impressionnante dans sa tenue noire moulante. Pour elle, Faora est une guerrière : c’est dans sa nature”. Mais, tout comme Superman, ses pouvoirs, sur Terre, sont décuplés. Je découvre ma force, et j’adore ça. D’ailleurs, ça le surprend, lui aussi”.

            Elle est hallucinante”, déclare Deborah Snyder, enthousiaste. Cela me plaît beaucoup de savoir qu’il y a un personnage féminin costaud dans le film ! Nous avons recherché la comédienne qui nous convenait partout dans le monde. Antje s’est filmée elle-même, elle nous a envoyé l’enregistrement et il se trouve qu’elle était extraordinaire. Et grâce à son entraînement sportif, ses mouvements sont d’une grande précision”.

            On constate plus encore les ravages du passage des Kryptoniens dans la rue principale de Plano, totalement dévastée : les magasins sont pulvérisés et la rue est jonchée d’énormes nids de poule, de la taille d’une voiture, et des vestiges calcinés encore fumants d’un avion militaire.

            À voir les choix de mise en scène de Zack, on a presque l’impression qu’il s’agit d’un affrontement digne d’un western entre Superman, d’un côté, et les Kryptoniens, de l’autre”, affirme Deborah Snyder. “C’est un vrai chaos, et la situation ne fait que s’empirer”.

            Elle ajoute : Les soldats qui se battent aux côtés de Superman ne savent pas très bien quoi penser de lui, et ne se doutent pas qu’ils sont du même bord. La seule chose dont ils sont conscients, c’est que leur ville et ses habitants sont en danger. Mais quand deux Kryptoniens s’affrontent, un combat à mains nues peut s’avérer des plus destructeurs en raison de leur force brute – et on en voit les ravages…”

            La productrice salue la générosité de la municipalité qui a autorisé la production à semer le chaos dans cette petite ville paisible. Le déraillement d’un train avait détruit tout un côté de l’artère principale, si bien que le chef-décorateur Alex McDowell et son équipe ont pu y recréer Smallville. “Construire toute une rue n’a pas été une mince affaire, mais nous l’avons fait dans la perspective de la détruire ensuite !“, souligne-t-elle. “Cela nous a énormément aidés. Il fallait aussi que la ville soit notre partenaire car, en mobilisant des hélicoptères et d’autres engins du même genre, on devait pouvoir boucler le quartier. Grâce à tous ces éléments, nous avons pu obtenir le Smallville dont on rêvait. Et les habitants de Plano étaient ravis de nous accueillir”.

            Plano, qui a officiellement été rebaptisé Smallville pendant toute la durée du tournage, est à moins d’une heure de route de Chicago. Les gens sont adorables dans cette petite bourgade rurale et le cadre de vie y est des plus agréables”, indique le réalisateur. Cela réunit tous les ingrédients d’une Amérique idéalisée. Et à quelques kilomètres de là, se trouve une des plus belles villes du monde. Honnêtement, nous avons passé de moments merveilleux là-bas”.

            En traversant la voie ferrée, on rejoint plusieurs entrepôts reconvertis en plateaux, où Henry Cavill est filmé sur fond vert dans plusieurs postures censées le représenter en train de voler, avant que son image ne soit scannée. Deborah Snyder souligne que l’équipe Effets visuels pourra ensuite superposer des éléments de son corps ainsi scannés sur les prises de vue de l’acteur, protégé par un harnais, en train d’exécuter des acrobaties, ou les utiliser pour créer des doublures numériques du personnage pour des plans éloignés.

            Même si l’on s’attend à croiser l’acteur principal, rien ne vous prépare à la vision de Cavill en tenue complète de Superman. Le célèbre costume a été réinventé par les chefs costumiers Michael Wilkinson et Jim Atchinson : il est  d’un bleu profond rehaussé par des bottes rouge sang et le fameux “S” sur le torse du comédien.

            Charles Roven rappelle qu’au départ, l’équipe a cru qu’il s’agissait d’une combinaison de muscles, alors que le comédien a suivi un entraînement intensif et a pris 12 kg de muscles. Sa métamorphose en Kal-El, alias Clark, alias Superman, a été extraordinaire”, rapporte le producteur. “Car même s’il était déjà en très grande forme quand on l’a auditionné, il est passé d’un physique avenant à un physique somptueux”.

            Pour Cavill, incarner un personnage aussi emblématique est incroyable. C’est un sentiment incomparable car on n’est plus dans le rêve et l’entraînement. On se voit dans la combinaison, avec la cape et le célèbre “S” sur le torse, et on entend les autres vous dire ‘Oh, mais c’est Superman !’ C’est un sentiment gravé en moi jusqu’à la fin de mes jours”.

            Ayant découvert les albums de Superman et les adaptations cinématographiques dans son enfance, Cavill déclare : On a vraiment envie d’être à la hauteur du personnage. Et même si on ressent une certaine pression, il existe une matière riche et abondante dont on  peut s’inspirer, et c’est pour cela que Superman est aussi populaire et que la pression, du coup, est aussi importante. C’est donc un équilibre à trouver”.

            C’est la dimension humaine du personnage réinventé par Nolan et Goyer qui a séduit Cavill, à l’affiche de la série LES TUDORS et du film LES IMMORTELS. “Superman, pour moi, incarne le super-héros par excellence“, dit-il. “Et en plus, il sait voler. Mais, surtout, c’est un ange gardien qui a des valeurs morales très fortes. Par ailleurs, le monde qu’on découvre dans le film est celui de notre quotidien. C’est donc une histoire humaine qui parle d’un être qui grandit seul, sans savoir qui il est et ce qu’il fait là. Et elle parle aussi de cette compassion qui lui est transmise par ses parents“.

            L’attachement que porte Superman à notre planète ne passe pas seulement par ses parents, mais par les liens qu’il noue avec la journaliste d’investigation Lois Lane (Amy Adams). On voulait que Lois ait une forte personnalité”, affirme Zack Snyder. Elle ne joue pas les utilités. Et Amy apporte une force à Lois qui rend son personnage complexe”.

            Sa force, justement, est liée à son instinct et à son intelligence, comme le confie la comédienne par la suite : “Au cours du film, elle accepte sa part de vulnérabilité car, au fond, Lois est fragile, et sa force de caractère apparente n’est qu’un masque qui lui permet de s’affirmer dans son milieu professionnel”.

            Grâce à l’enthousiasme du réalisateur et à la présence de Cavill, l’actrice a eu le sentiment que son personnage légendaire était ancré dans la réalité. Henry s’est montré à la fois humble et généreux, dès notre première lecture”, se souvient-elle. “Je me suis dit que c’était rare chez un acteur d’une telle présence physique. Mais, par ailleurs, c’est quelqu’un de très doux. Et c’est un élément important chez Clark et Superman. On se dit qu’il est aussi capable de sauver un chaton que le monde entier !”

            Outre sa ressemblance physique au personnage, ce sont ces qualités qui ont motivé Zack Snyder dans le choix de Cavill : Ce qui me plaît vraiment chez Henry, c’est sa profonde humilité”, dit-il. Il possède plusieurs qualités qu’on aimerait trouver chez Superman. Il est sympa, intelligent et – cela n’échappe à personne – plutôt attirant”.

            “Dès qu’on le rencontre, on a le sentiment d’avoir affaire à Superman“, renchérit David S. Goyer, qui a écrit le scénario, d’après une histoire qu’il a imaginée avec Christopher Nolan. “C’est difficile à expliquer. Même quand il est assis devant vous, il incarne Superman – pas seulement physiquement, mais par son humilité également. Je crois qu’on a tiré le gros lot avec Henry“.

            Goyer nous donne rendez-vous dans un bar sombre de la rue principale, tandis qu’on entend une explosion ou un coup de feu à l’extérieur. On en apprend un peu plus sur l’origine de la relecture entreprise par le scénariste et Nolan sur ce mythe américain vieux de 75 ans.

            “Nous avons tout mis en œuvre pour aborder l’intrigue de MAN OF STEEL comme si ces phénomènes se déroulaient vraiment sur notre planète”, dit-il. “Si Superman existait et que le monde le découvrait, ce serait l’événement le plus extraordinaire de l’histoire de l’humanité. Je pense que personne n’a raconté cette histoire sous cet angle car le simple fait qu’il existe risquerait de bouleverser le cours de l’histoire à tout jamais”.

            Le scénariste, coauteur de la trilogie DARK KNIGHT, souligne qu’il a abordé le mythe de Superman dans le même état d’esprit que Batman – comme si personne n’avait jamais vu un film autour du super-héros ou lu un album de la BD. “Ce qui ne veut pas dire qu’on s’est attaché aux origines du personnage“, indique-t-il. “Je suis fan de BD depuis longtemps et je m’y connais assez bien. Tout comme Chris et Zach, d’ailleurs, si bien qu’on avait beaucoup de respect pour l’œuvre. On a énormément réfléchi avant de modifier quoi que ce soit qui puisse être considéré comme fondamental. Du coup, je pense qu’on a respecté l’esprit des albums, même si des personnages comme Batman ou Superman, y compris dans la BD, évoluent continuellement“.

            La clé de voûte de l’histoire de Kal-El, qui devient Clark Kent, puis Superman, consiste à comprendre ce que cette transformation signifie”, note Goyer. Il n’est pas humain. Pour le meilleur ou pour le pire, les gens l’admirent ou le rejettent, si bien que le film parle surtout de son combat intérieur pour savoir s’il est à la hauteur de la tâche ou pas. C’est sur ses épaules que repose le sort de l’humanité. On a donc abordé des thématiques très fortes dans ce film car les enjeux sont considérables”.

            Quelques mois plus tard, après la fin du tournage, nous retrouvons Jonathan et Martha Kent, alias Kevin Costner et Diane Lane, dans la suite d’un hôtel de Los Angeles. Diane Lane est de très bonne humeur, précisant seulement qu’elle regrette de ne pas avoir eu l’opportunité de camper Lois Lane, qui a le même patronyme qu’elle. On se moque de moi depuis que je suis toute petite, et je n’aurai jamais l’occasion d’interpréter son rôle“, dit-elle en riant.

            Comédienne depuis l’enfance et nommée à l’Oscar pour INFIDÈLE, Diane Lane explique que lorsqu’on l’a appelée pour lui proposer le rôle de Martha Kent, elle était enchantée. Zack était excité comme un gamin, une vraie pile électrique !”, reprend-elle. Il débordait d’énergie et d’idées, et il était prêt à partager sa vision du film avec nous tous. ‘Tu es Martha Kent, crois-moi !’, me disait-il. “Sa passion et son talent, dont témoignent ses précédents films, m’ont permis de me dire que ce n’était pas qu’un simple accès d’enthousiasme. C’était donc une proposition que je ne pouvais pas laisser passer”.

Le cinéaste a contacté Kevin Costner avec la même assurance : Il m’a dit : ‘Il n’y a qu’un acteur qui peut jouer ce rôle, et si tu refuses, je ne ferai pas ce film‘”, se souvient Costner, en souriant. “Et quand il a choisi Diane, je me suis dit, ‘Ce type a de la suite dans les idées. Il réunit des comédiens qui apportent une vraie présence à leur rôle”.

Lui-même oscarisé pour DANSE AVEC LES LOUPS, Costner explique que la direction d’acteur de Snyder lui a permis de nouer des liens très forts avec son “fils” de cinéma : Je crois que nous avons cherché à faire ressortir l’humanité de chaque séquence”, poursuit-il. “C’est notamment le cas de la scène où Clark veut savoir qui est son père biologique. Mon personnage est un peu contrarié car il veut incarner l’unique figure paternelle à ses yeux”.

“Ses parents ne peuvent pas tout lui révéler”, ajoute Diane Lane. “D’ailleurs, ils ne connaissent pas toute la vérité. Ils savent qu’il doit faire ses propres découvertes et son propre apprentissage, comme n’importe quel enfant, mais dans son cas, c’est un parcours des plus dangereux”.

Le père biologique de Superman, Jor-El, est incarné par Russell Crowe. Si le comédien oscarisé pour GLADIATOR ne tient pas, comme ses partenaires, à trop en dire sur l’intrigue, il reconnaît pourtant que la décision de Jor-El d’envoyer son fils unique sur Terre est un acte désespéré. Jor-El est un type bien, mais je crois quand même qu’il y a une forme de folie dans ses actes”, soutient Crowe. “Car, en ce qui le concerne, c’est l’ultime coup de poker pour toute son espèce”.

Pour l’acteur, il existe une grande disparité entre Jor-El, scientifique de son état, et le redoutable général Zod. Je crois qu’ils subissent tous les deux une pression extrême et qu’ils traversent une période désespérée. Du coup, ils prennent chacun des décisions qui leur semblent justes en fonction des circonstances”.

Michael Shannon, à l’affiche de la série BOARDWALK EMPIRE et cité à l’Oscar pour LES NOCES REBELLES, acquiesce : On voit bien qu’il y a des similitudes dans la manière dont Jor-El et Zod abordent ce problème”, dit-il. “Sur Terre, certains tentent d’affronter ces difficultés avec bienveillance et rationalité, comme Jor-El. Et d’autres par la force, comme Zod“.

Pour Shannon, son personnage, d’une grande complexité, est bien plus intéressant qu’un traditionnel “méchant” de cinéma : “Quand Zack m’a contacté, il m’a tout de suite dit qu’il ne voulait pas que Zod soit un simple salaud“, note-t-il. “Cela a fortement résonné en moi. C’est un guerrier redoutable, totalement loyal envers Krypton, et quand sa planète se trouve menacée, il cherche une solution. On devrait sans doute essayer de se mettre à sa place face une telle situation : si la Terre était dans une aussi mauvaise posture que Krypton, comment se positionnerait-on ? Et jusqu’où serait-on prêt à aller pour enrayer la menace ?

Crowe acquiesce, précisant que le calvaire enduré par les Kryptoniens l’a beaucoup touché dès sa première lecture du scénario : Quand je suis captivé par un script, j’ai d’abord une réaction physique : j’ai la chair de poule”, admet-il. “Et c’est ce qui s’est produit avec MAN OF STEEL. Je me suis dit qu’il fallait que je rencontre Zack Snyder. En parlant avec lui de conscience et de valeurs éthiques, je me suis rendu compte que c’était un homme d’une grande envergure et que j’aurais plaisir à travailler avec lui. Et il se trouve que je ne m’étais pas trompé”.

            Retour à Plano. Notre visite touche à sa fin : les Apache atterrissent pour une cascade tournée à la fois depuis la terre ferme et grâce à une caméra fixée sur un hélicoptère en plein vol. Dans la rue enfumée, un hélico s’approche suffisamment près du sol pour larguer une petite unité de soldats, prêts à affronter Faora et Zod.

            Alors que l’action bat son plein, Snyder accueille sur le plateau son père qui ne peut réprimer un sourire. Tout ce que je peux dire, c’est que mon père est génial”, souligne le réalisateur. Il me soutient toujours, et il est merveilleux”.

            Cette complicité père-fils nous ramène au sujet principal du film : certes, il s’agit d’une bataille homérique entre des personnages surhumains se disputant l’avenir d’une Terre fragilisée. Mais, au fond, le film parle d’une famille, de la nécessité de trouver une famille aimante, puis de savoir comment gérer un tel amour. Superman est en quête d’une famille. On s’aperçoit que les Kent forment une famille idéale, et c’est ce qui est beau et touchant. Du coup, malgré tous les combats et le chaos qui s’ensuit, ce qui compte avant tout, ce sont ces liens familiaux. Car, dès lors que Superman est plongé dans le monde réel, il doit découvrir ce qui est le plus important dans ce monde”.

            MAN OF STEEL sera distribué en salles dès le 14 juin 2013 par Warner Bros. Pictures.

# # #

           

Leave a Comment

Catégories
DERNIERS TESTS
Test de Metro Exodus
  • 23 février 2019
Test de Kingdom Hearts 3
  • 11 février 2019
Test Resident Evil 2
  • 3 février 2019
Test Fitness Boxing
  • 2 janvier 2019
Login
Loading...
Sign Up

New membership are not allowed.

Loading...