Test Mad Max

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Fiche technique

Editeur(s) / Développeur(s) : Warner Interactive | Avalanche Studios
Sortie France : 03 Septembre 2015
Genre(s) : Action Aventure
Thème(s) : Cinéma
Classification : +18 ans
Mode(s) : Jouable en solo
Prix: 53,90€

Test de Mad Max

Après avoir signé son retour sur grand écran dans Fury Road, notre bon vieux Max a décidé de se dorer la pilule sur new gen dans un épisode ayant pour objectif de faire honneur au monde apocalyptique de Mad Max. Pari osé de la part de Warner qui a confié à Avalanche Studios la lourde tâche de retranscrire toute l’ambiance du jeu. Au programme un open Wolrd désertique au pays du Wasteland,  courses poursuites déjantées, attaque de convois, sur le papier Mad Max a tout pour nous faire voyager dans son monde totalement barré.

Un Max sans Interceptor

L’histoire nous permet d’incarner le charismatique Max Rockatansky. Si lors des premières secondes du jeu, Max est au volant de la terrible Interceptor, les terres désolées du Wasteland vont vite avoir raison de lui. Seul face aux hommes de Scrotus (un des fils d’Immortan Joe), Max va bien malgré lui être vaincu par cette bande de maraudeurs assoiffés de sang.

Laissé pour mort au milieu de nulle part et sans véhicule, Max compte bien se venger de Scrotus et de ses hommes. Heureusement pour vous, vous allez vite faire la connaissance de Chumpbucket, une sorte de mécano difforme dont le design ressemble à Éphialtès dans le film 300.

Comme on le dit souvent dans le Wasteland, la vengeance est un plat qui se mange à coup de grosses cylindrées. Du coup, vous allez partir au côté de Chum pour construire l’ultime bolide de survie: La Magnum Opus.

Vous l’aurez compris, tout comme Fury Road, Mad Max ne brille pas par son scénario, on est sur du très classique sans grande surprise. Mais bon le monde créé par Avalanche Studios est tellement cohérent et maîtrisé que vous allez très vite être happé par l’ambiance apocalyptique du jeu.

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Des terres aussi désolées que magnifiques

Avalanche Studios est arrivé à retranscrire toute l’ambiance et l’atmosphère mythique que l’on a pu découvrir dans le film Fury Road.

Paysages dévastés, carcasses de voiture, forteresses glauques, la direction artistique du titre fait des merveilles en nous propulsant visuellement dans le monde totalement déjanté de la franchise.

En ressort une identité visuelle cohérente et dotée d’une bonne profondeur de champ. Même la gamme chromatique du titre nous rappelle l’entité visuelle du dernier film. Un travail d’artiste qui sublime les plaines désertiques et chaotiques du Wasteland. Errer au volant de la Magnum Opus est jouissif, ajouté à cela les terribles tempêtes de sable et effets météorologiques et vous vous retrouvez avec un open world diablement efficace.

Un Wasteland dominé par Scrotus et ses warboys

Max aura fort à faire pour arriver à éradiquer la vermine qui peuple le Wasteland. Même si Chum nous promet de nous fabriquer l’ultime bolide de la mort qui tue, il va falloir récolter d’innombrables métaux et pièces avant d’en arriver là.

Aussi vaste et dangereux soit-il, le Wasteland est divisé en zones qui sont dominées par les hommes de Scrotus. Le but sera bien sûr de faire baisser l’influence du fils Immortan Joe pour accéder à de nouveaux équipements.
Heureusement, Max rencontrera de la vermine locale qui sera aussi ravie de voir la puissance de Scrotus diminuer, mais bon comme vous le savez si bien, rien n’est gratuit dans le Wasteland.

La notion de survie sera symbolisée par l’eau qui vous permettra de récupérer votre santé, n’oubliez donc pas de remplir votre gourde dès que vous serez à côté d’une petite réserve d’eau. En plus de cela, il vous sera indispensable de faire de temps en temps le plein d’essence par le biais de jerricans qui seront d’ailleurs fort utiles pour faire exploser certaines fortifications des hommes de Scrotus. Après quelques heures de jeu, vous allez vite vous rendre compte que le monde de Mad Max regorge de beaucoup trop de Jerricans et d’eau, c’est un peu dommage pour un monde qui se veut Post apocalyptique.

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Pimp my Magnum Opus

Pour survivre dans le Wasteland, vous allez devoir booster votre véhicule qui au début de l’aventure ne sera qu’une pauvre petite carcasse. Dans les plaines désolées de Mad Max, la loi se fera au volant de votre bolide. Au fur et à mesure de votre progression dans le jeu, vous allez pouvoir faire évoluer votre bolide, mais aussi les capacités de notre bon vieux Max.

Si vous êtes un adepte des courses poursuites effrénées et de la taule froissée, vous allez littéralement prendre votre pied au volant de votre fidèle bolide. Sensation de vitesse, mise en scène spectaculaire, gameplay intuitif, coup de harpon, carambolage, je peux vous garantir que vous allez apprécier votre périple sur les terres dévastées de Mad Max.

Une expérience de jeu cinématographique et immersive qui prendra toute son ampleur lors des attaques de convois

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L’art du Free Flow

En plus d’être un sacré bon pilote, notre ancien flic ne va pas se gêner pour zigouiller la vermine locale à coup de tatanes bien placées. Sans surprise, le système de combat reprend celui de la trilogie Arkham ou de l’ombre du Mordor.

Un gameplay intuitif qui a déjà prouvé sa valeur maintes fois. Les affrontements sont sympas, mais manquent cruellement de variétés et de difficultés. Mais bon on ne va pas se plaindre, le mode fureur de Max sera faire un carnage sur les troupes de Scrotus.

Cerise sur le gâteau, vous allez aussi pouvoir améliorer les capacités et l’équipement de Max, il sera du coup encore plus difficile pour vos adversaires de venir à bout de Max. Pour résumer, Avalanche Studios se contente du minimum syndical, c’est dommage vu le potentiel du titre…

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Un monde dévasté, mais redondant

Malgré toute la maîtrise visuelle du titre, les activités principales et annexes se limitent aux doigts de la main des Warboys. Courses poursuives, attaques de convois, assauts de siège et de forteresse seront monnaie courante lors de votre aventure.

Encore une fois, il est fort dommage que ces activités manquent de variétés et d’ambitions, passé l’effet de surprise on se retrouve assez souvent à faire la même chose avec des ennemis qui deviennent de plus en plus forts.

Mais c’est surtout la construction de la trame scénaristique qui va en refroidir plus d’un. En effet, à certains moments  vous allez être obligé de réaliser des activités secondaires qui vous permettront à terme d’avoir de nouveaux équipements pour votre bolide. Il en découle un sentiment amer de pseudo liberté, I am not free in the Wasteland

Bande-son discrète mais de qualité

Bruits de moteur, tôle froissée, l’ambiance sonore est en totale adéquation avec le monde désolé de Mad Max. Les différents bruitages apportent encore plus de violence et de dynamisme à cette oeuvre vidéoludique complètement barrée. Les voix en anglais sont sympas aussi même si j’ai eu du mal avec la voix de Max…

LES PLUS

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  • Une ambiance au cachet indéniable
  • Un Open world cohérent avec Mad Max
  • les courses poursuites
  • Les tempêtes de sable
  • Une bande-son en adéquation avec le jeu
  • Durée de vie

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LES MOINS

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  • Un scénario sans intérêt
  • Missions sans grande variétés
  • Combat à mains nues

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Malgré ces défauts, Mad Max reste un défouloir mémorable et une grosse surprise. Le jeu dispose d’une identité visuelle et d’une ambiance incroyable qui nous prouvent qu’une licence tirée d’un film peut parfois créer de très bons jeux vidéo. Sans être révolutionnaire dans sa construction et son gameplay, le titre d’Avalanche Studios sera séduire tous les fans de monde désertique et chaotique. Mad Max fait son entrée dans un jeu au cachet indéniable qui manque juste d’un peu de variétés pour devenir cultissime.

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