Test Mirror’s Edge Catalyst

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Fiche technique

Editeur : Electronic Arts
Developpeur : Dice
Sortie France : 07 Juin 2016
Genre(s) : FPS
Classification : +16 ans

Test de Mirror’s Edge Catalyst

En 2008, Faith Connors débarquait dans nos contrées pour nous livrer un FPS novateur qui aura su marquer les esprits malgré des critiques mitigées. 8 ans plus tard, la sublime Faith fait son grand retour dans Mirror’s Edge Catalyst, un prequel censé nous développer le passé de la belle. Plus grand, plus ambitieux, Mirror’s Edge Catalyst est-il la suite tant attendue par tous les fans de cette licence au potentiel énorme ?

Une cité immaculée et oppressée

Si le premier épisode de Mirror’s Edge n’avait pas brillé par sa narration, les équipes de Dice ont tenté dans cette suite de développer et donc de rendre plus humaine notre chère et tendre Faith. Aussi immense et belle soit-elle, la ville de Glass est contrôlée via un régime totalitaire par le conglomérat. Le gouvernement surveille les faits et gestes de ses concitoyens et fait régner un lourd climat délétère de surveillance et de censure, Faith l’a appris à ses dépens avec 2 ans de prison pour avoir bravé l’autorité.

Mirror’s Edge Catalyst nous propulse d’ailleurs directement lors de la sortie de Faith de prison. Enfin libre, la belle Asiatique va de suite reprendre son activité de coursière et prouver à ses anciens compagnons qu’elle n’a rien perdu de sa superbe.

Malgré les efforts de Dice par le biais de Flash Back, Cut-Scene, le scénario peine à convaincre, la faute à des personnages beaucoup trop stéréotypés et une histoire sans grande surprise. Vu le potentiel énorme de cette licence, c’est dommage de voir que cette suite souffre des mêmes défauts, mais c’est tout de même un réel plaisir de découvrir le passé et l’enfance de Faith.

Niveau durée de vie, la trame principale est assez courte, il faudra compter environ 8h pour venir à bout de l’histoire de Mirror’s Edge Catalyst, heureusement la ville de Glass regorge de missions secondaires variées pour gonfler un peu la durée de vie du jeu.

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Une direction artistique de folie

Sans surprise, Mirror’s Edge Catalyst se démarque de la concurrence via une direction artistique toujours aussi maîtrisée. Totalement épurée, la ville de Glass scintille de par la beauté se ses immenses gratte-ciel. Beaucoup plus vertical de par sa construction la ville de Glass est découpée en districts qui ont chacun une architecture et une ambiance chromatique propre à chacun.

Le moteur Frosbite si cher à Dice fait des merveilles avec une gestion des reflets et particules à couper le souffle, visuellement la ville dégage ce petit cachet si particulier qui nous émerveille continuellement lors de vos runs endiablés. La modélisation des personnages principaux n’est pas en reste surtout avec Faith qui dégage toujours autant de charisme.

En dépit de toutes ces qualités, la ville de glass si épuré soit-elle manque cruellement de vie et ce n’est pas les quelques PNJ placés par si par là qui vont remédier à ce problème.

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Un vaste terrain de jeu

Après un premier volet très fermé basé sur un système de niveau, Mirror’s Edge Catalyst frappe un grand coup avec une ville de Glass explorable à l’infini. Découpée sous forme de districts, la ville de Glass sera pour vous un immense terrain exploitable selon vos envies.

Même si l’on regrette que la quasi-totalité de cet “open World” soit basée sur les hauteurs de la ville, cette notion de liberté apporte un vent de fraîcheur à la licence notamment grâce au level design qui regorge d’opportunités afin de varier vos approches.

Comme tout bon Open World qui se respecte, Mirror’s Edge Catalyst ne déroge pas à la règle avec son lot de missions secondaires disséminé un peu partout sur la carte de la ville. Au programme, on retrouve l’éternelle course contre la montre, des livraisons de messages, d’objets fragiles et des tours radio à détruire pour diminuer la mainmise de KrugerSec sur la ville. Aussi diverses que variées, on aura vite fait le tour de ces activités annexes qui sont justes là pour venir gonfler la faible durée de vie du solo.

Mais bon, même si elles sont redondantes, le gameplay du jeu est tellement fun que l’on prend plaisir à explorer encore et encore la sublime ville de Glass.

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Speed Runners

Toujours aussi intuitive et accessible, la prise en main de Mirror’s Edge Catalyst se fait en deux temps trois mouvements. Rapide, légère, agile, Faith doit rester concentrée et compter sur son sens urbain paramétrable selon votre guise . Faith gagne de la concentration en courant, quand elle est concentrée, ses ennemis ne peuvent plus l’atteindre. Attention tout de même, le moindre faux pas sera synonyme de perte de concentration.

Tout au long de votre aventure, Faith va gagner de l’XP afin de débloquer certaines capacités actives et passives dans un arbre de compétence découpé en trois branches distinctes. Si l’idée peut paraître bonne, Dice a pris le partie de mettre certaines capacités natives de Faith dans celui-ci, du coup les joueurs du premier opus auront la sensation d’être volontairement bridés lors des premières heures du jeu. Il me paraît inconcevable que Faith n’est pas accès à la fameuse réception sous forme de roulade dès le début du jeu…

Nouvel épisode oblige, Mirror’s Edge Catalyst introduit quelques petites nouveautés bienvenues comme le grappin et le perturbateur. Comme son nom l’indique, le premier vous permettra de vous balancer ou de vous hisser sur certaines zones, le perturbateur quant à lui sera fort utile pour perturber les systèmes KrugerSec.

Les développeurs ont aussi eu l’excellente idée de rajouter des tuyaux sur les côtés des bâtiments afin de permettre à Faith de faire un virage à 90° ultra nerveux.

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Dans ta Faith

Aussi agile et rapide soit-elle, Faith va devoir en découdre face aux unités de KrugerSec. Si dans le premier opus, la belle pouvait désarmer les ennemis pour utiliser leurs armes contre eux, Mirror’s Edge Catalyst se démarque de son prédécesseur avec un système de combat basé sur l’élan et la concentration.

Votre environnement et votre sens de l’esquive seront donc vos meilleurs alliés pour venir à bout des hommes de main de Krueger. Pour cela, Faith pourra compter sur un système d’attaques rapides, mais aussi sur des attaques lourdes pour déséquilibrer vos ennemis et les projeter dans des murs, des grilles, ou les faire s’entrechoquer avec d’autres ennemis. Sans surprise, plus votre vitesse sera importante et plus vous allez pouvoir faire des ravages sur les hauteurs de la ville de Glass.

Malgré toutes ces bonnes volontés, le système de combat peine à convaincre, la faute à une IA totalement aux fraises et à une gestion de la physique plus que douteuse. Il suffit de voir qu’une petite pichenette sera capable de projeter un ennemi sur un mur pour le vider de sa barre de vie. Du coup, comme le premier opus, Mirror’s Edge Catalyst souffre d’un système de combat pas du tout à la hauteur vu le potentiel énorme du jeu…

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Social Runners

Afin de prouver que vous êtes le plus grand de tous les runners, vous allez pouvoir vous confronter à la communauté du jeu par le biais de courses contre la montre, une bonne façon de voir si vous êtes le messager le plus rapide de la ville de Glass.

Vous allez même pouvoir créer vos propres parcours afin de les partager pour défier vos amis, le principe est addictif et assez efficace pour rallonger considérablement la durée de vie du soft.

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LES PLUS

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  • La direction artistique
  • L’exploration de la ville de Glass
  • Faith plus humaine et attachante
  • Une bande-son de folie
  • L’aspect social et compétitif

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LES MOINS

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  • Système de combat
  • IA aux fraises
  • Le scénario trop classique
  • Durée de vie du solo

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Plus ouvert, plus grand, plus immersif, Mirror’s Edge Catalyst nous propulse dans le passé de la sublime Faith. Si les sensations de vitesses et d’immersion sont bien présentes, le jeu souffre d’un système de combat sous exploité et d’une IA aux abonnés absents. Malgré cela, Mirror’s Edge Catalyst fait partie des titres capables de nous procurer des sensations toujours aussi intenses notamment via la direction artistique si chère à la licence. Même si elle n’est pas la hauteur, cette suite reste plaisante malgré ces défauts. Espérons que Dice retienne la leçon afin de nous livrer un ultime volet synonyme de perfection…

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