Test Returnal

Fiche technique
Editeur / Developpeur : Sony Interactive Entertainment / Housemarque
Sortie France : 30 avr. 2021
Genre(s) : Shooter / Rogue Like
Age : +16 ans

Test de Returnal

Après s’être fait les dents sur de multiples shooters reconnus, le studio Housemarque compte bien mettre à profit leurs savoir-faire avec  Returnal. Cette nouvelle exclusivité PlayStation Studios compte bien se faire une place de choix avec son mélange des genres qui sur le papier fait diablement envie. Maintenant que la planète  Atropos n’a plus de secrets pour nous, il est temps de vous donner notre avis sur cette expérience qui nous aura bien fait souffrir.

Perdue dans les profondeurs de l'espace

Returnal nous propulse dans la peau de Selene, une astronaute qui va se crasher sur la mystérieuse planète Atropos. Seule face à un environnement hostile, vous allez devoir survivre et tenter de rejoindre la source d’un mystérieux signal : l’Ombre blanche. L’histoire de Returnal est beaucoup plus complexe que ce qui n’y paraît, en effet le jeu explore des thèmes complexes comme l’isolement et le traumatisme que l’on peut ressentir avec la perte d’un être cher.

Le studio Housemarque s’est fait plaisir en puisant son inspiration dans plusieurs films de SF reconnus et le scénario ne manquera pas de vous surprendre au fur et à mesure de votre progression. D’ailleurs, ce n’est pas en voyant le générique de fin du jeu une première fois que vous aurez toutes les clés vous permettant de comprendre les tenants et aboutissants du jeu.

Au niveau durée de vie, le jeu est vraiment généreux et vous risquez de passer de très longues heures avant de le terminer une première fois. Et si vous avez adhéré au concept, il y a fort à parier que vous passerez encore de longues heures sur la planète Atropos afin d’en découvrir tous ses secrets.

Une Direction Artistique de haute volée

Avec Returnal, le Studio Housemarque a utilisé tout son savoir-faire pour faire honneur à la puissance de la PS5. Le monde de Returnal prend vie dans une version ultra stable en 4k / 60fps. Franchement vu la nervosité de ce shooter et des infos affichées à l’écran, on ne peut que saluer cette performance. Le Ray-Tracing est aussi de la partie, mais il reste assez subtil par rapport à ce que l’on a déjà vu dans d’autres jeux.

Le SSD de la PS5 fait aussi bien sur des merveilles avec la possibilité de se téléporter d’un lieu à un autre sans aucun temps de chargements. La faune et la flore ne sont pas en reste avec un bestiaire aussi dangereux que stylisé qui puise énormément dans le Character design de ce que l’on a vu dans Edge of tomorrow.

Cerise sur le gâteau, le monde d’Atropos est en perpétuel changement : un même endroit n’est jamais vraiment le même. Chacun des 6 biomes  a son écosystème vivant, avec une météo changeante, un brouillard épais, des particules qui réagissent à votre toucher, et une végétation qui bruisse autour de vous.

Malgré tout, lors de sa sortie, le jeu avait quelques bugs sonores, mais aussi un bug bien chiant où l’on pouvait être bloqué dans certaines salles. Heureusement, à l’heure où j’écris ce test, il y a déjà eu un patch qui corrige tout cela.

Mourrir encore et encore afin de briser le cycle

Au niveau du gameplay, Returnal s’appuie sur deux thèmes chers au studio qui sont: une action frénétique et une progression de type rogue-like. Pour sublimer ces deux thèmes, le studio Housemarque a fait le choix de créer une expérience dans une vue à la 3e personne ce qui à l’avantage de bien mettre en avant la mise en scène assez spectaculaire du jeu.

Comme tout bon Rogue-like qui se respecte, chaque cycle de mort vous fait reprendre le voyage où vous l’avez commencé, mais cela ne veut pas dire pour autant repartir de zéro. En effet, certains objets et améliorations sont perdus, mais d’autres sont conservés après la mort, et deviennent de puissantes améliorations permanentes. Le monde de Returnal est construit de manière procédurale ce qui implique que l’enchaînement des salles, de leurs menaces et de leurs contenus ne sera jamais le même au cours de vos différents cycles.

D’ailleurs ce système pourra en décourager certains, car parfois on a l’impression que le jeu veut vraiment nous faire souffrir avec certains cycles à la difficulté beaucoup trop prononcée. Mais bon, ça fait partie du jeu et je dois dire que l’on y prend assez vite goût.

Returnal est clairement un jeu à ne pas mettre entre toutes les mains, le studio Housemarque a pris le parti de ne quasi pas prendre le joueur par la main et les premières heures risquent de bien vous faire souffrir. Mais bon à force de crever comme une merde, vous allez petit à petit comprendre les patterns des ennemis, des parasites et de toutes les ressources qui sont disponibles dans les différents biomes.

Les Gâchettes adaptatives sont de la partie avec un système de gâchette multifonctionnelle qui, en fonction de la pression exercée, autorise les différents modes de tir de vos armes. Les retours haptiques nous plongent encore plus dans les profondeurs de la planète Atropos en simulant par exemple les gouttes de pluie qui tombent sur votre combinaison.

Manette en main, Selene répond au doigt et à l’oeil et il vous faudra absolument maîtriser comme il se doit l’art du Dash. En effet, cette capacité est la clé du succès étant donné que vous serez invincible pendant l’animation de celle-ci. Les amateurs de Gears of war seront quant à eux ravis de retrouver le système de rechargement qui permet via un bon timing de recharger très rapidement votre arme.

Au niveau de la construction, Returnal puise aussi pas mal son inspiration avec Metroid en permettant aux joueurs d’accéder à de nouvelles zones en débloquant certains équipements permanents.

Farmer ou se faire tuer

Si le jeu n’est pas à la portée de tous, vous allez assez vite comprendre qu’il vaut mieux prendre son temps pour venir à bout des différents biomes et boss. Il faut compter minimum une heure pour un run et certains boss vous donneront clairement du fil à retordre. Il faut dire que ces satanés boss disposent de trois phases et qu’en général la dernière phase vous fera bien souffrir.

L’avantage de Returnal est que vous allez assez vite progresser, le premier biome qui vous aura fait tant souffrir et rager va vite devenir une promenade de santé à tels points que cela deviendra un plaisir d’aller farmer dans celui-ci.

Pour venir à bout des boss, pas de surprises, le mieux est de farmer l’intégralité du biome en cours et parfois il est judicieux de faire quelques salles des autres biomes accessibles pour avoir un stuff digne de ce nom. Le monde d’Atropos regorge de ressources et d’armes en tout genre qui seront d’une aide précieuse lors de vos différents runs. Certes ça peut faire rager de mourir en plein run, mais bon ça fait partie du jeu et je trouve Returnal beaucoup moins frustrant que Demons Soul.

Franchement, si vous prenez votre temps, vous aurez un équipement et une barre de vie plus que conséquente et les différents boss ne seront qu’une formalité. Après c’est certains qu’il faut passer du temps à fouiller, à prendre des risques sous peine parfois de tomber dans une salle avec un boss secondaire.

Attention aussi à la nocivité, car certains artefacts sont néfastes pour Selene, vous aurez bien sûr la possibilité de purifier ces artefacts via de Ether ou sinon de prendre le risque d’avoir une malédiction qui vous donnera un malus aléatoire.
Ce concept de bonus-malus est bien ficelé et il faudra vraiment être conscient des risques à prendre pour avoir tels ou tels bonus.

En plus de la campagne principale, vous aurez aussi la possibilité de prouver votre supériorité dans des défis quotidiens où vous devez terminer un unique biome dans certaines conditions de jeu. Voilà un bon moyen de défier ses amis et de se la péter dans le tableau des classements mondiaux.

LES PLUS

– Un gameplay nerveux et addictif
– 4k/60fps
– Une scénario prenant et surprenant
– L’utilisation de la Dualsense
– Une ambiance de folie
– Le système procédural

LES MOINS

– Frustrant lors de certains runs
– Pas de système de save
– Pas mal d’allers retours

Conclusion
  • 17,5Total Score

    Avec Returnal, Housemarque a mis les petits plats dans les grands afin de nous livrer une expérience digne d'un AAA. Véritable Thriller cosmique, Returnal nous plonge dans un univers complexe et rempli de secrets en tout genre. En puisant dans le genre Rogue-like, le studio Housemarque a pris le parti de créer une licence qui ne sera pas à la portée de tous. En effet, Returnal peut être frustrant, rageant et beaucoup de joueurs risquent de jeter l'éponge sur le biome 2 ou 3. C'est dommage au vu des sensations que le jeu nous gratifie lorsque l'on vient enfin à bout d'un run. Une expérience à vivre et à revivre sans modération.

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